Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/01/2008

Into the wild

5fa29185cfd97a97a2cfde9bf93a4cc9.jpgPour son quatrième film en tant que scénariste, Sean Penn s'est basé sur le livre du journaliste américain Jon Krakauer, Voyage au bout de la solitude, lui-même inspiré de l'histoire de Christopher Mc Candless.

J'en suis encore toute retournée : Into the wild est le genre de film dont on ressort secoué, bouleversé, impuissant. Pourtant, de prime abord, le sujet semble on ne peut plus aride : L’histoire (vraie), pendant 2h27, de Christopher Mc Candless, jeune étudiant américain qui décide de prendre la route en solitaire, de faire un don de 24 000 $ à l’ONG Oxfam et de tout plaquer derrière lui, sans même expliquer le pourquoi du comment à sa famille. Son but : atteindre l’Alaska, seul, en communiant avec la nature et en renouant avec les valeurs humaines originelles.

Mais qu’est-ce qui peut bien faire fuir Christopher, 22 ans, jeune diplômé, beau gosse, sur le point d’intégrer Harvard, et l’inciter à partir ainsi à l’aventure? Papa et maman, en bons citoyens américains, sont pourtant prêts à lui acheter un nouveau Hummer pour le récompenser (que diraient les voisins à force de voir sa vieille carlingue ?) et le confort de sa vie semble pratiquement assuré, tout tracé … C’est un mélange de scènes montrant l’exil de Christopher, sa solitude, ses rencontres déterminantes avec des personnages tous aussi attachants et singuliers, et des images de sa vie passée qui nous apporterons une réponse.

La personnalité complexe de Christopher, dit « Alexander Supertramp » (ou Alexandre Superclodo) est largement retranscrite. Un personnage en quête de lui-même, solitaire, mais tout de même à la recherche du savoir et de l’expérience des autres. Son périple l’emmène par delà les Etats-Unis, et l’on surplombe avec délectation les régions les plus sauvages du pays, des images superbes (le regarder sur petit écran serait selon moi un sacrilège !). Même un simple dialogue de Christopher avec une pomme (oui, oui, c'est véridique !) est dans le ton. C’est beau, c’est fort, c’est juste, que demander de plus ?

A noter, la bande son est signée Eddie Vedder himself, leader de Pearl Jam et militant anti-Bush, à l'instar de Sean Penn.